En quoi le prosélytisme est-il une maladie ?
C’est vrai, et il faut le dire, l’envie de vouloir informer, et surtout convaincre, son prochain qu’une morale que vous approuvez pleinement est supérieure à la sienne est loin d’être neutre.
Le prosélytisme, s’il est vu comme normal pour les commerciaux voulant vendre à tout prix leur camelote afin de faire leur beurre, est loin d’être aussi banal quand on aborde les questions religieuses.
Dans tous les cas, le prosélytisme est une forme déguisée de vouloir imposer un point de vue même si l’autre ne veut rien entendre. Je dirais même que ceux qui font du prosélytisme aigu sont à 2 doigts d’avoir le contraire de l’effet désiré.
La mode, d’une certaine manière, est un prosélytisme amoindri qui a quand même pour fonction de vous convaincre qu’il faut vous mettre à la page. L’objectif financier est évident mais aussi le but totalement manipulatoire.
Il y a certes des manipulations qui font du bien, mais sont-elle, in fine, aussi bonnes que l’on pense ? Jusqu’où est-on prêt à encaisser la vérité d’un autre ? Jusqu’où est-on prêt à faire nôtre ce qui n’est pas à nous ?
A travers ces questions, on voit clairement se profiler le véritable problème qui se pose à nous : Jusqu’où est-on capable de diluer ce que l’on est au profit d’une acceptation par l’autre ?
On retombe donc dans cette histoire de “l’Amour” tant recherché par tous et toutes. Jusqu’où est-on capable de se prostituer afin de se sentir exister et accepté par les autres ?
On en revient donc, in fine, à la question de savoir qui nous sommes afin de préserver notre intégrité, notre unicité, et donc notre véritable valeur. Alors, jusqu’où est-on prêt à accepter notre dilution ?
Nous ne pouvons être complètement hermétiques aux autres, aux idées des autres, aux informations capitales dont nous avons besoin pour vivre avec eux en bonne entente.
Ce n’est donc pas l’information qui est en cause, mais le procédé par lequel on l’infusera en nous.
Autant il est facile de renvoyer quelqu’un dans sa chaumière quand il devient un peu trop virulent, autant il est plus difficile d’en prendre conscience quand cela suinte de tout le monde à chaque instant.
Si un Témoin de Jéhovah sonne à votre porte, vous savez à quoi vous attendre et vous pourrez donc prendre une décision rapidement avec plus ou moins de gentillesse et de fermeté.
Par contre, quand c’est de la propagande indirecte via les médias, les journaux, la télé, nous ne sommes plus sur nos gardes et puis, malgré nous, nous en prenons le parfum sans même en être conscient.
Le prosélytisme n’est donc pas forcément celui que l’on croit. C’est surtout celui qui se fait à votre insu qui est le plus fatal à ce que vous êtes. C’est aussi la raison principale du malaise de bien de nos concitoyens.
Ils sentent qu’il y a quelque chose de louche mais n’arrivent pas à discerner quoi exactement, alors, de temps en temps, ils pètent les plombs à leur manière. Ils se découvrent racistes, alors qu’au départ ils s’en floutaient.
L’anti-sémitisme est probablement né comme cela. Il en sera de même probablement avec l’anti-islamisme, puis l’anti-autre chose, et ainsi de suite. On peut comprendre, avec du recul, pourquoi l’homme est devenu un mouton…
La liberté a un prix et pas forcément celui du sang dans une énième guerre contre un frère, un autre, un inconnu, un suppôt du diable, car tout cela n’est que miroir aux alouettes.
Nous sommes bien celles et ceux qui ont baissé leur garde et qui ont laissé d’autres personnes les manipuler à leur guise pour soi-disant le bien de tous et de l’humanité.
Être ce que l’on est demande déjà de se connaître. Non pas par votre nom, votre n° de sécu, votre job, votre employeur, mais par ce que vous êtes en vous, véritablement.
La partie n’est pas simple et pas gagnée d’avance, car tout est fait pour que vous évitiez de le faire. En effet, si vous vous mettiez à reconsidérer le normal sous un angle nouveau, vous découvririez que vous êtes en plein sables mouvants avec une paille pour respirer.
Où est-il écrit qu’il faille manger de la viande pour être fort ? Où est-il écrit qu’il faille travailler dur pour être riche ? Où est-il écrit qu’il faille se marier pour faire des gosses ? Où est-il écrit que la contraception est interdite ?
A bien y regarder, nous pouvons voir que l’univers dans lequel nous vivons n’est qu’une immense toile d’araignée en 3 dimensions afin de nous ligoter au sol, tel un Gulliver avec des milliers de petits cordages.
Prise individuellement, chaque petite corde est insignifiante, mais ajoutées les unes aux autres, ce sont des vrais câbles qui vous immobilisent dans votre liberté de penser, d’être et d’action.
Comme vous pouvez vous en douter, il n’y a pas de pinces en vente sur le marché pour couper les câbles, mais par contre la première petite pince coupante fera l’affaire.
Point besoin de jouer au terroriste ou au kamikaze pour vous libérer. Il suffit juste de couper un petit brin chaque jour, et tôt ou tard vous pourrez vous libérer sans pour cela déclencher un tsunami autour de vous.
Chaque jour, en coupant le lien avec untel, puis untel, puis une conception, puis une autre conception, vous allez naturellement retrouver des axes de liberté d’être, de penser et d’agir, qui vous donneront la force de continuer ce travail de fourmi.
La liberté nécessite le prix de votre vigilance intérieure en tout temps et en tout lieu.
La liberté a donc un prix élevé, mais les récompenses sont à la hauteur. Être soi et vivre sa vie en pleine conscience vaut largement mieux que tous les pseudo-avantages matériels, affectifs et de reconnaissance.
Quand un être humain découvre sa propre richesse intérieure, il cesse d’être un pilleur pour les autres. Il ne prend plus mais donne librement, sans jamais chercher à imposer.
Il est comme un soleil qui donne de sa lumière et de sa chaleur sans pour cela demander quoi que ce soit en retour. A vrai dire, il se fout complètement du retour car il se suffit à lui-même.
En effet, le soleil se fout de ce que vous ferez de ses rayons lumineux et de sa chaleur. Il donne sans se poser de question, car en fait il ne peut faire autrement que d’être ce qu’il est : un être lumineux veillant sur sa famille.
Les planètes sont les enfants du soleil et il leur envoie de l’amour 24h/24, 7j/7, 365j/365, siècle après siècle, millénaire après millénaires, etc…
Votre âme est un soleil éternel, et pendant l’espace de cette vie terrienne elle ne rêve que d’être un soleil pour ses frères. Reconnaître et vivre sa propre essence, c’est découvrir que les autres sont aussi des soleils.
Malheureusement, beaucoup sont encore dans la nuit, là où l’ignorance exacerbe les peurs et les angoisses. Chacun voudrait connaître l’aube car chacun le ressent au plus profond de lui, mais pour cela il faut se lever et marcher en direction de son éveil intérieur.
La nuit n’est que l’absence de lumière et n’a donc aucune consistance en soi, sauf celle que vous lui donnez. L’exercice consiste donc à arrêter de croire ce qui se passe à l’extérieur pour se brancher sur ce qui se passe en vous.
Votre boussole intérieure est plus importante que les titres des journaux ou le 20h. Allez chercher l’information là où elle est la moins polluée et la moins manipulatrice.
Cette source est en vous, mais il vous faudra berner la tyrannie de votre geôlier que l’on appelle communément Ego. Ce dernier est très sympathique, mais comme tout geôlier, il n’est qu’un exécutant musclé des bras mais pas de la tête…
Il obéit aux ordres, il veut paraître et il est bien souvent payé avec des clopinettes. En effet, combien de fois avons-nous fait des efforts colossaux pour au final ne recevoir qu’un minuscule pécule de reconnaissance, voire d’amour ?
Quoi qu’on en dise, notre ego se sent être un mal aimé alors il cherche l’esbroufe, ne serait-ce que pour quelques secondes, quelques minutes de ce nirvana qu’il attend depuis si longtemps.
Alors, arrêtez de vouloir le tuer pour vous enfuir de l’enclos qu’il a confectionné pour vous. Faites vous en un copain, un frère, avec lequel vous partagez le même objectif. Libérez-le de son besoin d’être aimé en l’aimant de tout votre coeur.
Acceptez ses ongles incarnés, sa mauvaise haleine, ses pets hautement égoïstes à tuer toute forme d’amour autour de lui. Comprenez que c’est parce qu’il est enchainé dans des croyances qu’il vous enchaine dans sa volonté de paraître.
En coupant petit à petit tous les liens qui l’enchainent dans sa fonction d’être le meilleur de vos amis, vous vous approchez de la porte qui vous mènera à votre propre épanouissement.
Notre ego est notre pire ennemi tant qu’on le mettra en avant. Mais une fois copain avec lui, il accueillera à bras ouverts vos intentions car il saura que vous lui voulez du bien. Vous serez devenu le chef, et enfin vous pourrez retrouver le fauteuil de votre souveraineté.
La souveraineté est l’aptitude à gouverner ses peuples intérieurs avec son histoire, ses croyances, ses visions d’avenir et de s’être assuré que l’armée (votre ego) est à votre service et non à votre place.
La dictature de l’ego est un fait avéré pour la majorité des humains sur Terre, mais nous savons tous que cela ne durera qu’un temps. Alors n’attendez pas la prochaine incarnation pour rétablir une monarchie aimante et respectueuse.
Votre esprit est le roi, l’âme la reine, l’ego le service d’ordre, et le peuple votre corps avec toutes ses émotions, ses ressentis que vous devez écouter avec beaucoup d’attention.
Commencez-donc à devenir le souverain de votre monde intérieur, et vous saurez quand le prosélytisme extérieur vous sera bénéfique ou non. Car tout peuple a besoin de commercer avec les autres peuples afin de savoir qu’il est utile à quelque chose, surtout quand il s’agit de la construction d’un monde meilleur.
L’extérieur n’est que la projection de l’intérieur, alors commencez dedans en commençant à couper les liens extérieurs qui vous empêchent d’énergétiser vos forces intérieures.
Notre conscience de nous-mêmes n’est que la surface qui sépare un intérieur d’un extérieur.
Nous ne sommes rien de plus que cela : pure conscience oeuvrant dans la matière et vibrant comme une peau de tambour. Alors faites comme dit le dicton “sauvez votre peau”, car d’autres se font des plaisirs à vous tatouer…
Laurent DUREAU
Retrouvez cet article au format pdf dans l’ebook 11- Découvre ton chemin (1)
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Catégorie : La chute


































Bonjour à vous tous,
Merci Laurent pour ce précieux article riche en enseignement.
J’apprécie tes outils pour nous aider à se connaître, à se libérer
et à dénouer le prosélytisme fait à notre insu.
Effectivement, lorsqu’un être humain découvre sa richesse intérieure,
il devient un soleil, parmi les autres soleils, rayonnant ce qu’il est
sans rien demander en retour.
Belle journée ensoleillée à vous tous dans votre coeur.
Salut à tous!
Merci Laurent une fois de plus!
“Sauvez votre peau”,c’est exactement ce que j’ai ressenti très fort il y a quelques mois,il fallait que je sauve ma peau,et tes articles m’ont, et m’aide à avancer encore …
Merci.
Là, il y a quelques méthodes “simples” comme par exemple l’auto-dérision : je m’observe en train d’affirmer une grande vérité avec un air très convaincu . C’est assez efficace !
Il y a aussi une technique mentale qui devient un automatisme avec un peu d’entraînement : je pars du principe que tout ce qui est affirmé (par moi ou par quelqu’un d’autre) peut être vrai ainsi que son contraire . Si on n’oublie jamais d’envisager que l’idée opposée peut être vraie ou comporter une vérité, on est plus sûr de ne pas se retrouver dans la peau d’un mouton, en attendant d’avoir l’intuition suffisamment développée pour être à peu près capable de repérer d’emblée ce qui est justifié ou pas .
Pour compléter la discussion, les commentaires parus précédemment sur BVI sont ici.
A chercher absolument à être aimé, je crois que l’on récolte le contraire de ce que l’on recherche.
Aimons. Tout naturellement lorsqu’on aime vraiment, lorsque nous voulons le bonheur, le bien-être des autres, nous obtenons l’effet boomerang. J’en ai la preuve à chaque instant de ma vie.
Avec une intention initiale de vouloir glaner des informations sur ce qui arriverait ou non en 2012, j’ai mis le doigt sur un super trésor : découvrir le vrai sens de la vie. Et je dirais à présent que je me moque de 2012 ou de 2011 ou d’un éventuel 2013… J’ai seulement envie de progresser dans l’amour universel, et c’est une découverte de chaque jour, un plaisir sans cesse renouvelé…Même lorsque je me découvre des aspects un peu moches : au moins, je peux les appréhender et changer ce qui ne me plaît pas en moi.
Mince alors ! : j’ai cette idée en tête que j’aurais pu commencer bien avant ! … Mais je n’étais sans doute pas encore prête à le faire.
Bisous à tous. Merci à toi Laurent et merci également à toi Brigitte : tu bosses sans doute un peu plus à l’ombre, mais je suis consciente de ton travail qui n’est pas non plus négligeable.