Utiliser et apprivoiser ses peurs pour grandir (1)
Comme d’habitude quand on creuse un peu un sujet, d’autres idées vous viennent, et puis vous vous dites que vous n’avez pas tout écrit, pas tout dit sur ce que vous auriez pu dire. Ainsi, de fil en aiguille, vous en arrivez à broder tout un chapelet d’articles.
Je vais donc continuer, dans la droite ligne des 2 articles précédents et de mon ebook “Quand l’amour humain évoluera”, de décrire, concrètement cette fois-ci, quelles sont les différentes peurs ou familles de peurs qui étreignent l’être humain.
Je ne voudrais pas tomber dans la recette de cuisine du style “10 règles pour…” dont les internautes raffolent et qui font exploser les compteur de trafic des blogs. En effet, chaque être humain étant unique, il est peu concevable (et surtout éthique) de faire croire qu’à un mal correspond un médicament.
Trop de nos contemporains pensent qu’il suffit de prendre une pilule, de lire un article, pour se débarrasser d’un dysfonctionnement qu’ils ont eux-mêmes créé. L’âme humaine, et les peurs associées, se prête mal à la réparation “garagiste” de la culture scientifique du monde occidental.
Faire croire à quelqu’un que, par son mental et 3 recettes de cuisine, il deviendra un chef cuistot renommé, c’est dire ouvertement que les talents n’existent pas et que chaque individu n’est qu’un duplicata, une feuille sur laquelle on imprime ce que l’on veut.
Cette croyance forte qui nous fait dire que nous devons comprendre pour analyser puis trouver une solution rationnelle vaut bien pour un objet “inanimé”, comme une voiture, un camion ou une maison, mais ne s’applique pas du tout, ou quasiment pas, au monde du vivant.
Ceux qui font croire cela ne sont que des truands qui gagnent leur vie sur votre dos. Quand on voit le nombre de psy, de docteurs en tout genre, de thérapeutes ci ou ça, d’experts hyper diplômés, on comprend que c’est un véritable business.
Point besoin d’être sorti de Harvard pour découvrir que la majorité d’entre eux sont loin d’être des modèles de paix, d’harmonie, de bonne santé physique, mentale ou émotionnelle. Tous sont atteints de quelque chose qu’ils ne peuvent résoudre malgré toute la science qu’ils veulent bien afficher.
En effet, l’approche occidentale privilégie la mentalisation à outrance. Le rationnel doit dominer l’irrationnel, quitte à être en contradiction directe avec ce que l’on vit au quotidien. L’occidental veut façonner la Vie selon ses visions, et ce qu’il veut seulement voir.
Or la Vie, comme la Terre, n’est pas au service de l’homme mais l’inverse. C’est l’homme qui doit rendre hommage à la Vie et à la Terre. L’homme se doit d’être à l’écoute afin de comprendre qu’il n’est qu’une forme de vie parmi des milliards d’autres.
Il n’est pas le chef. Il est là pour apprendre et expérimenter. Ses comportements dictatoriaux ne sont que des comportements d’enfant en très bas âge qui voudrait tout ordonner alors qu’il ne sait même pas encore marcher.
Il a de quoi être remonté contre les éléments, les autres, l’inconnu, le changement, car la partie n’est pas facile. Et c’est une raison supplémentaire pour ne pas en rajouter. Malheureusement, il n’a pas encore compris qu’il est l’auteur de tous ses malheurs… et c’est pourquoi il est si souvent porté à trouver des excuses et à accuser même le bon Dieu de lui en vouloir !
Ces mal-heurs ne sont que des incompréhensions d’un apprentissage. Ces mal-heurs sont un clash entre ce qui Est et ce qu’il pense être la vérité. Ces mal-heurs se sont habillés du mot peur avec une préférence pour le noir (l’absence de lumière !).
Chaque peur n’est qu’une énergie d’expérimentation qui a été incomprise alors il nous faut recommencer la leçon. Ce mal-vécu s’inscrit dans notre âme qui est le livre de notre scolarité terrienne.
Décoder ses peurs, c’est avant tout les reconnaître afin de pouvoir dialoguer avec elles. Et puis, comme elles sont uniques, car inscrites dans notre propre livre, il est difficile de croire qu’il existe un médicament universel pour tous, tout du moins pour les recettes de cuisine.
Par contre, bien que chaque individu ait appris à marcher, chacun s’y est pris à sa manière et selon son calendrier. Nul besoin de se taper une procédure normalisée qu’il aura fallu comprendre pour le faire.
Il en est de même pour les peurs. Point besoin d’un manuel mais surtout d’une bonne dose de volonté pour mettre tout sur la table et recommencer les expérimentations que l’on a foirées.
Les grandes lignes de résolution restent les mêmes, mais les temps de cuisson ne sont pas identiques pour chaque type de peur, à l’image de la nourriture. Tous les aliments ne se cuisent pas en 10 mn et à la vapeur uniquement !
Il y a les peurs fraîches, c’est-à-dire celles que vous avez créées dans cette vie, et puis il y a celles d’avant, datant d’incarnations antérieures, et qui vont demander un temps de cuisson beaucoup plus long.
Bref, la carte des menus est aussi variée qu’il y a d’individus sur Terre, alors on peut vraiment se demander si les fameuses pilules miracle font du bon boulot ? En surface, elles mettent tout le monde d’accord, mais en profondeur rien n’aura changé.
S’attaquer à ses peurs et vouloir les vaincre relève du vocabulaire guerrier dont l’homme est un fier représentant. Détruire, casser, anéantir sont des verbes assez courants dans ses pensées, même si sa bouche ne les prononce pas !
C’est vrai que nous nous sommes incarnés pour en découdre avec quelqu’un. Seulement ce n’est pas avec le voisin, l’étranger ou notre compagnon/compagne, mais avec nous-mêmes et nos conneries. Dit plus souplement, je dirais avec nos incompréhensions dues à un apprentissage pas vraiment compris.
En clair, nous sommes ici pour nous clarifier, pour nous soulager, pour nous débarrasser de certains poids morts qui, non seulement nous encombrent, mais nous empêchent de vivre le nirvana au quotidien.
Vaincre ses peurs revient à dire tout simplement “je veux faire le ménage car je sais que mes odeurs intérieures ne sentent pas vraiment la rose”. C’est déjà bien d’en prendre conscience, mais vouloir utiliser la javel de monsieur tout le monde semble un raccourci très attrayant.
Sur le moment on a les yeux qui pleurent, le nez qui pique, quelques difficultés de respiration mais au final, on a fait que décaper la surface. C’est super, surtout si l’on veut remettre une couche de peinture toute neuve. Elle n’en collera que mieux !
Il y a 2000 ans, un homme a dit qu’il était préférable de construire sur du dur plutôt que sur du sable. Apparemment, la leçon n’est pas connue de tous. En effet, qui pense réellement qu’il pourra se construire une paix durable quand on construit sur le marais des peurs ?
A moins de vouloir aimer les alligators et les moustiques, je ne me vois pas bronzer tranquillos sur la plage avec des bestioles comme ça dans les parages ! Reste l’enclos bien fermé avec moustiquaire bien tendue… Rien de bien confortable pour ressentir la liberté et la paix intérieure !
Avec un brin d’imagination, et une tournure d’esprit toute positive, aller à la pêche des alligators pour s’en faire des chaussures, des ceintures ou des sacs à main en pur croco reste une idée à creuser, n’est-ce pas ?
En effet, derrière chaque peur se cache un cadeau d’enfer ! Il suffit seulement d’être un peu imaginatif, et surtout volontariste, pour transformer une nuisance en aubaine. Quant aux moustiques, il y en aura toujours car ils sont à l’image des mauvaises pensées et sentiments générés par 7 milliards de taulards…
C’est vrai qu’avec un peu de recul et avec des lunettes spéciales, la quantité de négativité générée par les humains doit être impressionnante. Il doit y avoir une couche aussi épaisse que l’atmosphère !
Le seul problème c’est que l’on baigne tous dedans, et, comme on le dit de nos jours, il vaut mieux sortir couvert… Cette protection s’appelle la paix intérieure (une bonne élasticité est requise) et le lubrifiant est la joie (vérifier la date de validité car, avec le temps, cela dessèche et la rend cassante !).
Il faut donc constamment être à la tâche entre deux siestes pour s’assurer que notre paix intérieure conserve son élasticité grâce à une joie débordante. Car c’est aussi connu que lorsqu’on dort, on est insouciant et donc heureux jusqu’à la sonnerie du réveil !
Laurent DUREAU
Retrouvez cet article au format pdf dans le recueil : RC24 - Utiliser et apprivoiser ses peurs pour grandir
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Catégorie : Développement personnel, Les Clés de l'ascension


































Bonjour Laurent!
C’est justement en rêve que j’ai revécu quelques-unes de mes précédentes morts qui expliquaient parfaitement pourquoi j’avais peur des sirènes d’urgence,des accidents d’auto,des armes, des incendies et de la mort tout court. En régression avec mon prof de Reiki également, une fois. En voyant d’où cela provenait j’ai compris et ça m’a enlevé une grosse charge d’émotions. Je me sens mieux maintenant.
Colombe
Une bonne façon de dépasser ses peurs est d abord de les identifier puis,de faire le choix contraire : l amour !
La peur est générée par l égo qui n est que “perpétuel problèmes à résoudre” et nous incite à penser que nous ne sommes jamais au top.
L amour,au contraire nous rassure,nous encourage , révèle notre perfection originelle,minimise nos limitations inhérantes à notre chemin d incarnation.C est la petite voix en nous qui nous aime inconditionnellement,comme une mère.
La peur est le témoin lumineux venant nous prévenir que nous nous sommes égarés.C est un signal du type “sortie de route”!
Avec une petite marche arrière,on revient sur nos pas et on s aperçoit qu en effet on a omis d aborder la vie coté amour !
Faire le choix conscient,dans l éternel présent,de voir que la vie n est pas compétition ou combat mais acceptation pleine et entière de ses multiples variations permet que le concept de peur(ainsi que toute la perception négative)se fonde dans la puissance de notre regard aimant…
Tout état de non-paix signale que nous sommes tombés dans le piège de l égo : la séparation donc la peur (relatif)
Inversement,la paix interieure marque notre capacité à avoir su maintenir notre vision aimante ,notre conscience constante de l unité (absolu)
La peur n est qu une part de nous qui appelle notre amour…Pas facile à mettre en place et encore plus compliqué à maintenir dans la durée mais,quand on y parvient,même un court instant,on sent comme un petit gout de paradis,un petit gout de “reviens-y”!!!
Merci Laurent et qu on me dise si mes commentaires manquent de concision (j ai toujours du mal à faire plus court.désolée!)
Bonjour à vous tous,
Concernant la peur, je prends le chemin que Laurent suggère : la Paix intérieure et la joie comme protections. Mes méditations, des mantras et des Anges m’aident beaucoup à y parvenir. Et effectivement, comme l’explique bien Béa, l’Amour est un puissant antidote! J’aime aussi l’idée de régression que Colombe apporte; elle rejoint l’explication de Laurent concernant l’importance de comprendre la peur afin de la déraciner. Toutefois, cette alternative ne s’est pas encore présentée sur mon chemin. Alors, je continue sur ma route angélique ! Merci Laurent pour ces articles aidants.
Concernant vos commentaires, qu’ils soient courts comme des mini-jupes, longs comme des robes de bal ou simples comme des jeans, je les apprécies tous! Alors, n’ayez pas peur!
Pour compléter la discussion, les commentaires parus précédemment sur BVI sont ici.
[...] Pour ne pas trop me répéter (pourtant j’ai l’impression que je ne fais que ça !), on a vu que l’ego n’est, en fait, qu’une montagne de peurs qui a les pieds dans la flaque du doute, d’où son obsession à vouloir toujours paraître ce qu’il n’est pas réellement.(voir Utiliser et apprivoiser ses peurs pour grandir 1) [...]