Utiliser et apprivoiser ses peurs pour grandir (2)
L’atmosphère économique d’aujourd’hui va probablement être la source de nombreuses peurs parmi la population. Ces dernières se présenteront avec un ordre et une acuité directement proportionnels aux acquis à préserver.
On va donc avoir à faire face, en premier, à la peur de la pauvreté. Elle rentrera en relation ensuite avec d’autres consoeurs, comme la peur de la maladie, la peur de la solitude, la peur de l’opinion d’autrui avant d’aller taquiner la peur de la mort.
Il est vrai que ne rien avoir en poche n’est pas le nirvana, mais vous êtes au moins libre d’apprécier toute élévation de niveau de vie. Le moindre plus sera alors considéré comme une bénédiction, et vous n’aurez à la bouche que de la gratitude.
Or, on sait que la gratitude attire inexorablement des cadeaux et des bonus suffisants qui vous tireront, à plus ou moins longue échéance, des difficultés que vous avez connues. Avec, bien sûr, la condition minimale d’un respect de vous-même et de votre corps.
En effet, nombre d’individus, pour des raisons de difficultés immédiates, ont de grandes tendances à se détruire par l’alcool, le tabac ou tout autre situation dégradante pour le corps et l’esprit.
Par contre, si vous restez droit, vigilant, positif et respectueux, votre gratitude vous fera sortir de cet état transitoire qui aura eu pour mérite de vous tester face à l’adversité. Or, qu’est-ce que la peur de la pauvreté ?
C’est tout simplement la peur d’affronter une certaine adversité. C’est dire à voix haute que vous ne voulez pas, ou plus, avoir la dignité d’affronter de nouvelles épreuves. C’est comme dire que vous rendez les armes tout simplement !
La peur de la pauvreté appartient à ceux qui ont vécu un certain niveau de vie et qui ne peuvent s’imaginer descendre d’un cran dans leur manière de vivre le quotidien. C’est une forme de lâcheté qui peut mener à des attitudes peu morales ou valorisantes.
Pour ne pas manquer de “quelque chose”, ils deviendront cruels, malhonnêtes, égoïstes, sans compter les mensonges et les manipulations. S’accrocher à un certain train de vie feront qu’ils deviendront à la longue peu recommandables.
La peur de la pauvreté, c’est d’abord l’histoire d’un ego qui veut affirmer qu’il lui faut un certain standing pour probablement garder la face. En effet, c’est là que la peur de l’opinion publique va faire son entrée.
Si l’on est né dans un bidonville, la pauvreté n’effraie pas. Elle développe même la fraternité et l’entraide. Par contre, venir des villas pour se retrouver dans les bidonvilles a de quoi effrayer pour le repas et le confort certes, mais est intolérable pour garder la face aux yeux de vos amis et de ceux qui vous côtoient.
Nous voyons donc qu’un individu devient un méchant et un aigri quand son ego ne le supporte pas. La clé est donc d’aller rencontrer son ego et de lui dire ses 4 vérités. Sincèrement, si votre fond est bon, il n’y aura aucun problème mais dans le cas contraire ça va chauffer dans la chaumière.
Le simple regard de vos amis et proches vous sera insupportable si ce sont de faux amis. Les vrais amis vous tendront la main, alors que les autres vous rejetteront parce que vous avez failli à votre standing.
Et c’est là qu’intervient la peur de la solitude. Celle de se retrouver seul, à l’abandon, comme n’ayant plus qu’à mourir, via une maladie aussi pénible que possible, puisque que vous êtes le plus malheureux des hommes… (ou des femmes).
Comme vous pouvez le constater, les peurs sont comme des dominos. Quand l’un tombe, il y a de fortes chances que d’autres soient entraînés ! Alors, que faut-il faire pour éviter cette cascade de peurs ?
La réponse est simple, comme d’habitude, et elle peut vous surprendre ! Un domino ne peut en faire tomber un autre qu’à la condition qu’il soit suffisamment établi sur une surface stable et que d’autres soient à proximité.
Alors, faites simple en faisant que chaque domino se voit englouti verticalement dans un terrain meuble comme des sables mouvants. La dureté du terrain correspond à la dose d’ego, et surtout d’idées, que vous vous faites à propos de vous.
Le maître-mot là-dedans est le lâcher-prise, tout simplement. Par exemple, si vous venez de perdre toutes vos économies parce que votre banque a déposé le bilan, alors pas de panique. Dites-vous tout simplement que vous affronterez chaque jour avec sourire, et que chaque problème se réglera de la meilleure manière qui soit possible pour vous.
Ne cherchez pas à vous projeter dans le futur avec toutes les complications possibles. Regardez simplement comment vous pouvez résoudre chaque problème au fur et à mesure de vos possibilités du moment. Restez zen et concret.
En désactivant ainsi vos projections, ce domino ne tombera pas mais s’enlisera sur lui-même, comme séparé des autres. A quoi bon vouloir affronter une armée de peurs quand vous pouvez n’en avoir qu’une à résoudre.
Et puis, si un à un vos amis vous quittent alors rendez grâce au ciel de ce nettoyage bienfaiteur. Ce n’était que des fanfarons qui ne vous apportaient que des paillettes pour votre ego. Les vrais amis, eux, se révèleront dans toute leur grandeur comme indéfectibles.
Tout le monde sait que nos vrais amis se comptent sur les doigts d’une main, et il est toujours bon d’en avoir confirmation. Grâce à cette épreuve, vous aurez été capable de regarder la peur de la pauvreté en face et de lui démontrer qu’elle n’a aucune emprise sur votre moral.
Vous aurez su rester digne, humain et sincère alors que la majorité aura été tout le contraire. Plus tard, quand vous serez sortis de cette ornière financière, vos vrais amis seront encore plus frères que jamais, mais surtout vous aurez grandi encore plus à leurs yeux et cela confortera leur jugement à votre propos.
La peur de la pauvreté, c’est la peur qui énonce que vous êtes ce que vous êtes en fonction de ce que vous possédez matériellement. La vérité d’un être humain accompli ne se fait pas selon cette comptabilité. Seuls les nuls peuvent penser ainsi.
La plus grande de vos richesses est en vous, en ce que vous êtes véritablement. Personne ne peut vous le retirer, et encore moins les événements qui viendront vous mettre à l’épreuve.
En démontrant sincèrement la beauté qui est en vous, vous ne faites qu’exprimer le divin qui est en vous.
Vaincre ses peurs, c’est tout simplement ne pas leur donner raison en ne succombant pas aux lamentations de votre ego ou mental. Aucune peur n’est invincible. Elles sont aussi dangereuses que la projection que vous en ferez.
Vivre l’instant présent, et se focaliser sur le problème avec sincérité, permet dans la majorité des cas de trouver l’issue qui permet de se sortir de ce mauvais pas. Il en est de même avec la peur de la mort mais cela je l’aborderai dans un prochain article.
En attendant, sachez que votre plus grand ennemi est votre imagination. Alors n’imaginez pas et restez scotché à l’immédiat en toute innocence. Vous verrez, cela marche même s’il faut parfois être persévérant.
La Vie appartient à ceux qui suivent le cours de la Vie, et non à ceux qui veulent la domestiquer. Soyez donc porté comme un bateau qui suit le cours de l’eau plutôt que de vouloir à tout prix faire selon vos intentions.
Vous aurez plus de chance d’arriver là où la Vie veut vous amener, et cela avec le minimum de casse possible. Faire profil bas est souvent plus rémunérateur que de vouloir affronter des forces qui vous dépassent.
Faire un avec la tempête vaut mieux qu’être contre la tempête. Faire un avec l’une de vos peurs vous permettra de mieux comprendre ce qu’elle veut, d’où elle vient et où elle va. Connaissant tout cela, vous saurez avoir la meilleure voilure possible.
Rappelez-vous, la peur est une force qui cache un trésor, alors écoutez-là attentivement, faites vous en une amie et elle vous livrera la carte aux trésors de vos talents et aptitudes. La peur est un Je SUIS qui s’ignore encore !
Laurent DUREAU
Retrouvez cet article au format pdf dans le recueil : RC24 - Utiliser et apprivoiser ses peurs pour grandir
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Catégorie : Développement personnel, Les Clés de l'ascension












cher Laurent…ce message pour te dire que les 2 heures passées en ta compagnie “de ta voix” surtout… qui est très..très .très …agreable !.eh bien voila les amies-amis Laurent est tellement sûr de ce qu il vit que cela transperce en force dans ses ecrits!!!!plus peur LAURENT! l auteur du délire comme il se qualifie pour ceux qui etait sur sa conférence hier soir vaut vraiment le détour!!!.avançons en sa compagnie moi je m y sens bien et faisons confiance au SANS NOM et surtout a nous mêmes!!! les temps sont durs et nous ne retournerons pas en arriere alors allons y!!! merci encore Laurent d être là tu nous empêche de pédaler trop dans la semoule……
Si, si, nous venons tous à manquer, nous serons tous logés à la même enseigne, donc,nous ressentirons moins la pénurie.
Pareil au niveau de la peur. Tous dans le même panier, pas de solitude, au contraire, l’unicité, dans ces nouvelles conditions.
Si mon voisin est nu, je ne vais prendre pas conscience de ma nudité.
Si lui a son gros manteau de fourrure, sur un coeur froid, si moi j’ai coeur bien chaud à poils, qui des deux est le + confortable?
Nous en re venons aux vrais valeurs.
On verra, là je suis dans l’imagination….
Hello Laurent !
) mais dis-moi, aurais-tu un petit tuyau : c’est quoi “faire UN avec ma peur” ? Je la regarde qui oppresse mon cœur physique
, je la ressens, je respire profondément
, je ne sais pas trop quoi lui dire…
en plus, c’est toujours la même (origine floue liée à la volonté d’arriver à faire ce que j’ai planifié ? Y compris retrouver qui Je Suis) qui revient de temps en temps… un coup la Joie, un coup la peur. D’accord, il y a l’abandon… En fait, je réalise que s’abandonner c’est une sacrée histoire de présence à ce que je suis. Pour s’abandonner, il faut pas regarder un film ou lire un bon polard en même temps ! 
Très bien cet article… (j’ai “apprécié”
Bon, allez, je digresse (”gresse!”)
Je suis sûre que tu as déjà écris un super article sur la question et que Brigitte, notre chère GPS (Guide Pour S’yretrouverdanscemerveilleuxblog !) va me tuyauter !
Bisous à Toi et à Brigitte aussi
Bonjour Libellule
Pour continuer sur les peurs, il y a le RC24 - Utiliser ses peurs pour grandir à relire.
Mais le fait de “s’abandonner”, cela me fait penser à L’ici et le maintenant.
T’ai-je été d’une grande utilité ? Je ne sais pas trop
Faire un avec sa peur, s’est déjà l’idenfier, l’accepter, surtout pas de déni.
c’est simple
c’est Nous quoi…..
purée t’as déjà oublié, dé voile toi!!!!!
Le fait de planifier ne correspond pas au lâcher prise.
dans le faire il n’y pas le Je Suis.
Je Suis c’est notre origine: paix, calme, sérénité, pour atteindre ces états, ne rien faire, ne rien attendre Etre , tout simplement c’est cool
Libellule tu sais bien que nous sommes les meilleurs
Chère Brigitte, tu es toujours d’une grande utilité ! Merci !
Ne rien faire ? Je n’y suis pas encore arrivée !!!
Mais j’ai bon espoir…
Chère Mébahiah, toi aussi
Mais non, purée, je n’ai pas oublié, ou plutôt : “ça y est, je me rappelle Qui Je Suis !!! ”
Enfin quelque chose de vraiment clair et intéressant. Mon amie Armelle m’avait déjà convaincue de voir le site de Laurent et là nous avons quelqu’un en france qui a découvert certaines choses qui résonnent au plus profond de nos êtres en quête de vrai Merci à Laurent et à ceux qui recoivent les réponses. Je vais donc continuer à m’instruire. A plus
Eliah
[...] écho au commentaire de Libellule sur un article de Laurent sur les peurs, cette réponse qui me vient du site “Du Ciel à la [...]